LES 11 ÂNESSES

11/6/2008



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Les 11 ânesses 


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imageUn vieil homme du pays d’Israël avait un troupeau d’ânesses. Et ilavait 3 fils. Lorsqu'il mourut, les fils se réunirent pour faire lescomptes  image
Un vieil homme du pays d’Israël avait un troupeau d’ânesses. Et ilavait 3 fils. Il décida de léguer la moitié du troupeau à son filsaîné, le quart au deuxième et le sixième au troisième. Et ce quirestera, décida-t-il, ce sera la part de Dieu. Et il mourut. Les troisfrères se réunirent pour faire les comptes. Le père avait laissé 11ânesses...

Pour le fils aîné, la moitié du troupeau : 11 divisé par 2 = 5,5 ânesses. C’est ennuyeux !

Pour le deuxième, le quart du troupeau : 11 divisé par 4 =2,75 ânesses. C’est regrettable !

Pour le troisième, le sixième du troupeau : 11divisé par 6=1,83ânesses. Un vrai massacre ! Quant à la part de Dieu, elle était 0,92ânesses .

Le troupeau des 11 ânesses commençait à trembler pour sa survie !

Quant aux 3 fils, ils menaçaient de s’entretuer. Le plus sage des 3frères décida d’aller consulter le rabbin local. Le rabbin lui dit :calmez-vous, j’ai une idée. J’ai dans mon cabanon une ânesse qui ne setà rien, prenez la, vous pourrez toujours me la rendre. Le frère ramenacette gracieuse ânesse à la maison. Avec les 11 autres, cela faisait untroupeau de 12 ânesses !

On recommença le partage.

Pour le fils aîné, la moitié du troupeau : 12 divisé par 2 = 6 ânesses, bien entières !

Pour le deuxième, le quart du troupeau : 12 divisé par 4 = 3 ânesses bien complètes !

Pour le troisième, le sixième du troupeau : 12 divisé par 6= 2 ânesses, avec 8 pattes !

Au total, les 3 frères s’étaient partagé : 6 + 3 + 2 , cela fait 11 ânesses...

Et oui, il en restait une, la gracieuse ânesse du rabbin. Bizarre, bizarre !

L’un des frères la ramena au rabbin en lui disant : « Pfitt, elle ne sert à rien votre gracieuse ânesse, je vous la rends ».

La morale de cette histoire, la voici : la grâce de Dieu, commel’ânesse, elle intervient... en plus, par surprise, par grâce,gratuitement, sans qu’on s’y attende, sans qu’on l’ait voulu, sansqu’on l’ait décidé : comme surcroît au moment où l’on s’y attend lemoins. Comme l’ânesse, elle ne fait que passer, la grâce. Elle rentrepar une porte et elle sort par l’autre. C’est un vrai courant d’air.

Apparemment, elle ne sert à rien.

Et pourtant, elle réconcilie les frères séparés et elle permet lasurvie du troupeau, et en plus, chacun des 3 frères reçoit plus queprévu.


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